Plancher bois franc : choisir l’essence et le bon fini
Tous les bois ne se valent pas. Des espèces comme le chêne, l’érable et le cerisier ont des apparences très différentes. Mais aucun n’est intact. C’est aussi une question de finition, d’humidité, de sous-plancher et de l’usage de l’espace que vous envisagez de recouvert de bois. Il y a aussi le facteur prix – coût installé à Montréal ou Mascouche, et si vous souhaitez restaurer un sol existant.
Quelle essence de bois franc convient à votre quotidien?
Vous vous rendez compte que vous avez un choix d’essences étonnant, et vous ne savez pas quelle choisir? Certains l’appelleront “du bois de plancher”, mais si ce sont des bois qui vous plaisent, il y a peut-être moyen de trouver une essence qui vous satisfasse.
Lisez attentivement ces informations, elles devraient vous aider à choisir un bois adapté à vos besoins. Vous pouvez aussi demander des conseils à un décorateur d’intérieur ou à un fournisseur de bois franc.
Sachez qu’il existe des noms commerciaux de bois, parfois, c’est un mélange d’espèces. C’est pourquoi je me permets d’utiliser quelques noms qui peuvent varier selon les régions.
La dureté est un paramètre important, mais elle n’est pas tout. Il faut que l’apparence et le comportement du bois soit également adapté à votre quotidien.
Échelle Janka : Le bois dur susceptible de rayures dans le fini, ne mérite pas forcément d’avoir une haute valeur à l’échelle Janka (mesure la résistance à l’enfoncement). Par exemple, l’érable, avec une teinte discrète en crème, aura une dureté qui convient bien à l’usage résidentiel courant. Mais pour votre information, le bois dur comme le hickory est plus difficile à gratter mais sait absorber beaucoup de contraste!
L’érable : Ce bois a un grain généralement très fin. Il peut s’avérer plus ou moins riche en pigments, ce qui veut dire qu’il peut parfois se teinter de manière inégale. Si possible, prenez l’essai sur le bois que vous choisissez plutôt que sur un nuancier. Son fini révèle certaines marques, mais son aspect uniforme est très agréable.
Le chêne : Il existe différentes sortes de chênes. On distingue le chêne rouge qui possède un grain très ouvert et des nuances rosées. Le chêne blanc possède des tons allant du beige au brun (parfois même olivâtre), et son veinage peut varier selon le débit. La teinture du chêne fonctionne généralement bien et les deux types offrent une bonne résistance à l’enfoncement. Attention, la couleur peut varier d’un lot à l’autre, et même d’une pièce à une autre. Comprenez donc que votre échantillon peut se teindre différemment que le plancher que vous achetez.
Le merisier, ou bouleau jaune: Le grain est très fin et le bois varie du crème au brun rougeâtre. Il est un peu moins difficile à enfiler que l’érable à sucre et il absorbe parfois de manière inégale les teintures.
Le frêne : Veinage prononcé. Idéal pour le vieux plancher, mais peu utilisé comme nouveau plancher.
Le noyer noir : Couleur brune. Très sensible aux impacts.
Le hickory : Très dur. Parfois de grands contrastes.
D’autres espèces existent, telles que l’acacia, le jatoba et le tiger wood. Veuillez confirmer leur disponibilité avec votre fournisseur.
Si vous avez des enfants ou des animaux en famille, le chêne est excellent! Un grain visible et un fini mat vont dissimuler les traces. Ce n’est pas pour autant qu’il n’y a jamais de rayures!
Grade et largeur des lames : comparer au-delà de la couleur
Les grades de bois : Tout comme les couleurs, on trouve différents grades de bois. Ces grades ont surtout un impact sur l’apparence, mais rien ne prouve que le grade qui admet plus de noeuds, de contrastes et de marques naturelles, soit moins durable! Attention, les appellations varient grandement selon les fabricants. Il faudra faire la comparaison des critères écrits plutôt que les noms eux-mêmes.
La largeur des lames : La largeur dépend de deux aspects : le rythme visuel désiré et les exigences de pose. En effet, certains supports ne tolèrent pas les grandes largeurs ni de grandes humidités. Prenez le temps d’examiner plusieurs lames et observez-les dans l’éclairage de votre maison pour savoir à quel point les variations sont importantes.
La largeur fait référence à la dimension transversale de la lame, alors que l’épaisseur fait référence à la hauteur de cette dernière, notamment aux transitions. Si vous avez posé un ancien plancher de merisier, vous aurez remarqué la différence entre les 2 1/4 pouces et les 2 1/2 pouces. Pensez-y lors de la mesure de la largeur réelle de la face visible.
Fini verni ou huilé : prévoir l’apparence et l’entretien
Le bois peut être fini avec vernis ou huile. Il est important de comprendre que ces termes définissent une étape qui se situe en usine (pré-vérni) ou après installation (fini sur place), et ce, en fonction de l’endroit où est appliqué le revêtement. Les différents types d’entretien ainsi que les possibilités de retouche en cas de dommage sont donc aussi déterminés selon la finition choisie.
Le bois verni a reçu une pellicule protectrice. L’entretien courant est en général très simple à réaliser. La pose d’une nouvelle couche de vernis est parfois envisageable après la préparation. Cependant, il faut veiller à bien s’assurer de l’adhérence ainsi qu’à la compatibilité du système en place. La retouche isolée avec du vernis peut aussi laisser des traces.
Le bois huilé, quant à lui, peut avoir ses interventions réalisées de façon plus discrète. Son entretien périodique dépend de l’article choisi, mais son lustre mat, son grain marqué et sa couleur intermédiaire rendent souvent moins perceptible l’intervention. Notez qu’en aucun cas cette intervention augmente la résistance du bois.
Bien que certains vernis soient à base d’eau, ceci n’implique pas l’absence de jaunissement ou d’émissions de COV (composés organiques volatils). La fiche technique aide à choisir un vernis à base d’eau. Le changement de couleur à la lumière dépend de l’essence utilisée.
Évitez les feutres sous les meubles, le retrait rapide des liquides renversés et le vapourage ainsi que le lavage à grande eau. Utilisez plutôt un nettoyant approuvé pour le type de fini choisi.
Humidité et pose : vérifier les contraintes de la maison
La stabilité dépend des conditions dans la maison et du type de produit utilisé. Dans les hivers chauds du Québec, le bois perd de l’humidité et peut se rétracter. Les étés humides peuvent par contre entraîner un gonflement. Attention de ne pas confondre le bois plus stable avec un bois imperméable !
Avant tout assemblage, mesurez l’humidité du sous-plancher et celle du bois. Assurez-vous que les deux soient compatibles avec les exigences du fabricant. Contrôlez également la planéité ainsi que la solidité du support. Laissez acclimater le produit selon les instructions du fabricant en fonction des conditions mesurées. Un délai aléatoire ne suffira pas.
Pour les assemblages cloués, assurez-vous de disposer d’un support approprié. Pour les assemblages collés, assurez-vous que le support ainsi que l’adhésif utilisés sont compatibles. Pour les assemblages flottants, assurez-vous que le produit soit conçu pour cet assemblage particulier.
Les produits ingénierés peuvent être posés selon trois méthodes différentes. Ce ne sont toutefois pas toujours toutes les méthodes qui sont permises. Le sous-sol, la dalle de béton, le plancher chauffant ne sont pas toujours compatibles selon les instructions du fabricant et les conditions sur le chantier. Une approbation n’est pas automatique. Dans le cas du bois massif, il faudra évaluer le système précisément afin de s’assurer qu’il ne peut être utilisé.
Toutes ces questions peuvent être abordées lors de votre soumission de pose. Ces vérifications servent à préparer la pose d’un plancher de bois franc.
Quel budget prévoir pour un plancher de bois franc installé?
Quel est le meilleur tarif pour un plancher de bois franc? Vous avez raison de vouloir connaître le tarif local avant de vous engager dans un projet de rénovation de plancher. Malheureusement nous n’avons pas vérifié le tarif pour 2026 et nous ne pourrons vous fournir que des données chiffrées qui peuvent être trompeuses. Voici quelques conseils qui vous aideront à mieux comprendre comment obtenir une soumission éclairée sur votre projet.
C’est important de savoir qu’il y a beaucoup plus que le prix au pied carré du matériau qui compose le coût installé du revêtement. Le guide de Plancher Newlook aide à comprendre le prix d’un plancher de bois franc. Les essences de bois, leur grade, leur largeur influent sur ce dernier. Un motif complexe augmentera également les coupes et donc le prix du travail de pose. Le retrait du vieux plancher, l’évacuation puis la préparation de sous-plancher doivent être précisées dans vos estimations. La réparation ou le nivelage du support peut modifier le prix d’installation bien que le choix de bois reste inchangé. Il faut encore inclure ou exclure la pose, une éventuelle finition sur place ainsi que les moulures, transitions, taxes etc… Enfin il faut que toutes les surfaces soient identiques, que les quantités commandées soient égales ainsi que les pertes de coupe prévues.
Lorsque le lot est en liquidation il est important de connaître les défauts déclarés, la garantie offerte mais aussi la possibilité de raccorder au même lot d’autres planchers ou d’en avoir assez avec les pertes prévues et réserves pour les réparations futures.
Avant de remplacer, peut-on restaurer le plancher existant?
Parfois un plancher usé peut être simplement réparé ou remis à neuf si le bois reste sain et stable. Plusieurs cas particuliers nous obligent par contre à enlever le revêtement complètement, comme quand une lambe est endommagée. Il n’est pas garanti de trouver une couleur qui s’accorde parfaitement. Même si le bois est seulement légèrement usé, il faut parfois retirer plusieurs couches compatibles pour en appliquer une nouvelle après préparation. Par contre, s’il est sablé à blanc c’est plus sûr car on doit revenir au bois lorsque l’usure, marques ou changements de couleur deviennent intolérables. Pour évaluer l’efficacité d’une restauration, il faut faire des diagnostics tels que l’épaisseur restante, les sablages précédents, la stabilité des lames, la profondeur des dommages. Aucun de ces éléments ne peut être garantis sans inspecter le plancher. Une autre option consiste à remplacer le plancher. Cette solution peut être plus appropriée lorsque l’on a peu de bois utilisable ou que les dommages sont trop importants. Toutefois, si le problème vient de l’humidité il faut corriger cela avant d’installer un nouveau revêtement qui risquerait sinon des déformations.
Voulez-vous un plancher sans poussière lors de son sablage? La meilleure façon est d’en capturer à la source, ce qui diminue drastiquement la dispersion de poussière. Cette captation caractérise le sablage de plancher sans poussière. Cela ne garantit toutefois pas une absence totale de poussière.
Pour savoir si vous devez restaurer ou acheter un nouveau plancher, il faut faire évaluer votre plancher par Plancher Newlook à Montréal ou à Mascouche. Ainsi vous saurez quel essence choisir et combien de budget prévoir.